Vue
d’ensemble sur le PHBM 
Le haut bassin du mandrare se situe dans la partie cristalline
du Sud de Madagascar. Avec
ses sols de vallées fertiles, ce gigantesque bassin alimentant
le fleuve mandrare a une bonne aptitude à la riziculture
et présente une forte potentialité de production.
En année normale, la zone bénéficie d’une
pluviométrie annuelle allant de 500 à 1.100mm, nettement
supérieure par rapport au reste du Sud du pays.
Pourtant, la succession des années sèches origine
de la disette (Kere) de 1991 qui a affecté le Sud a amené
le gouvernement de Madagascar (GDM) à initier le projet
de mise en valeur du haut bassin du Mandrare (PHBM). C’est
un projet de développement rural multisectoriel intégré
financé par le prêt du Fonds International pour le
Développement Agricole (FIDA) et les ressources propres
du Gouvernement de Madagascar. Le projet visait essentiellement
à arrêter un processus de paupérisation qui
avait atteint une ampleur inquiétante et à relever
le niveau de vie général de la population.
Depuis 1996, le projet a été mis en œuvre
pour sa première phase dans quatre communes rurales du
haut bassin du mandrare pour une période de cinq années.
Les bons résultats obtenus selon une approche pilote, la
nécessité de consolider les acquis et de renforcer
les actions de mise en valeur, l'opportunité d'étendre
la zone d'intervention sur cinq nouvelles communes ont justifié
une poursuite du PHBM-1 à travers le Projet de mise en
valeur du Haut-Bassin du Mandrare, Phase-2. Ce nouveau projet
intervient dans 11 communes rurales de la région Anosy
et de l’Androy et cible une population d’environ 100.000
habitants qui sont majoritairement des agriculteurs sinon des
agro -éleveurs. Pré-évalué en 2000
et lancé en 2001, la durée du Projet est fixée
à sept années. L’objectif assigné à
cette deuxième phase s’intègre dans le Plan
d’Action pour le Développement Rural (PADR) et vise
l’allégement de la pauvreté, l’amélioration
de la sécurité alimentaire, l’augmentation
des revenus des populations rurales pauvres et la gestion durable
des ressources naturelles. Ses activités s'achèveront
le 30 septembre 2008 et le prêt sera clôturé
le 31 mars 2009.
Le PHBM-1 visait principalement à remettre en marche
la machine productive à travers notamment la réhabilitation
des infrastructures tandis que sa seconde phase est un projet
plus intégré ayant comme composante centrale le
renforcement des capacités locales. Il a mis en exergue
la pérennisation des actions grâce à une implication
des divers acteurs dès la planification des actions.
A travers les investissements financés dans le cadre
de ces projets, la zone est passée d’une situation
de difficulté alimentaire, d’enclavement et de vide
institutionnel à une situation excédentaire en produits
vivriers, ouvert vers les marchés
et disposant d’un tissus associatif.
En bref, environ 5.000 hectares de périmètres
irrigués sont aménagés ou réhabilités,
produisant environ 27.000 tonnes de paddy par an. A part le riz
et les cultures pluviales, les filières oignon/ail et caprine
sont également en pleine émergence. Les routes intercommunales
et, avec la collaboration du Programme Sectoriel Transport, celle
reliant la zone vers les centres d’agglomération
et à la route nationale sont aménagées. Comme
actions de structuration du monde rural :
Des structures de concertation et de planification locale (Comités
Communaux de Développement) sont mises en place
6.600 néo-alphabétisés viennent de bénéficier
du programme d’alphabétisation fonctionnelle
les bénéficiaires des projets et micro-projets
financés sont organisés autour des associations
ou de groupements de producteurs. En matière de finance
rurale, une Mutuelle d’épargne et de crédit
dénommée FIVOY est promue dans la zone.
La phase-1 est financé par un prêt FIDA 045&376-MG
à une hauteur de 6.900.100 USD et par le Gouvernement de
Madagascar pour un montant de 1.329.400 USD tandis que le prêt
548-MG signé entre le FIDA et la République de Madagascar
le 31 janvier 2001 et entré en vigueur le 7 août
2001 a accordé 13.000.000 USD pour financer le PHBM-2.
De son côté, le Gouvernement de Madagascar participe
au financement de cette deuxième phase à une hauteur
de 5.100.000 USD.
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