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FINANCEMENT DES MINI-PROJETS
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Appui et fonds pour les initiatives locales
Dans le cadre de sa composante appui aux initiatives locales
(AIL), le PHBM-2 retient l’objectif de (i) cofinancer, avec
les bénéficiaires, les Projets et mini-projets (MP/P)
prioritaires des communautés, formulés dans leurs
plans de développement, et contribuant à l’amélioration
des revenus et des conditions de vie des groupes cibles (notamment
les plus pauvres) de; (ii) Mettre en place des mécanismes
adéquats de sélection, d’approbation, de financement
et de mise en œuvre des MP/P identifiés à la
base; et de (iii) Garantir l'exécution, mais surtout la
pérennité des MP/P à travers des activités
d’accompagnement (études, recherche-développement,
appui à la commercialisation, organisation, etc.)
Les MP et Projets contribueront à accroître le
niveau de production agricole, le niveau de santé humaine
et animale, ainsi qu’à générer des
revenus pour améliorer les conditions de vie des populations
pauvres.
Une enveloppe financière a été allouée
par le projet pour financer ces initiatives locales prioritaires.
Il s'agit du Fonds pour les Initiatives Locales (FIL). Le FIL
ne constitue pas à proprement parler un fonds à
part mais c’est seulement une allocation budgétaire
interne au projet. La gestion et la mobilisation du fonds sont
régies par un manuel de procédure dont le manuel
du FIL. Il a été conçu pour être évolutif,
flexible et souple en fonction de la demande.
Certains mini-projets de développement Agricole peuvent
être financés par des partenaires financiers ou par
recours à l’institution Financière Mutualiste
« Fivoy ».
Les mini-projets
Le PHBM a opté pour la promotion des filières
porteuses et la production orientée vers le marché
afin d’engager la dynamique de développement Agricole
dans sa zone d’intervention.
Deux grandes catégories d’investissement sont retenues
: les projets d’infrastructures et les mini-projets qui
peuvent être classés dans cinq domaines de développement
rural distincts :
Aménagement et le développement d’infrastructures
rurales productives, sociales ou de communication
Développement
de l’agriculture
Développement
de l’élevage
Actions
environnementales et
mini-projets
non agricoles.
Dans ce sens, les mini-projets sont catégorisés
en trois :
Mini projets classiques
liés
directement à la production ou à la transformation
primaire des produits
de
construction d’infrastructures légères destinées
à la couverture sanitaire des animaux
de
reboisement, de préservation de bassins versant ou de
protection biologique des infrastructures productives, ou
d’activités
artisanales génératrices de revenu. Ceux rentrant
dans les filières de production dont le potentiel est
confirmé ou à exprimer seront priorisés.
Mini projets 2ème génération
filière qui sont axés sur
la
mise au marché des produits-filières
l’approvisionnement
en facteurs de production, ou
la croissance de l’exploitation. Les groupements ayant
déjà bénéficié un financement
MP classique, dont la croissance de leurs activités filières
demande des soutiens de mise au marché, peuvent bénéficier
de cette catégorie de MP.
Mini projets micro-entreprises
privés, individuels ou collectifs, qui
par la transformation primaire, la commercialisation ou les services
participent en amont ou en aval aux filières et contribuent
à l’amélioration des revenus de la population
cible, à condition qu’ils soient nantis d’un
avis favorable au niveau communautaire ou communal.
Le coût subventionné d’un mini projet varie
suivant sa catégorie. Pour les MP classiques, la subvention
ne peut pas dépasser 2.000 USD avec un ratio coût
par bénéficiaire inférieur à 60 USD.
Pour les MP de seconde génération et micro-entreprises,
elle sera négociée au cas par cas mais ne dépassant
pas le plafond de 7.500 USD.
Il convient de noter que les mini projets peuvent être
à caractère pilote ou innovateur.
II. SELECTION DES PROJETS COLLECTIFS ET
INDIVIDUELS
1. Processus de sélection des projets et des
miniprojets
Sans s’écarter de la démarche démocratique
et responsabilisante, le processus général de sélection
de projets et mini-projets soumis pour financement du projet passe
à travers l’examen de deux groupes de critères.
L’intervention de différentes entités au niveau
de différentes instances et depuis la formulation de critères
de sélection, le tri, la priorisation, la validation et
à l’approbation de financement de ces MP/P garantit
un meilleur engagement du côté bénéficiaires
mais facilite aussi leur mise en œuvre.
Les deux niveaux de critères sont les suivants :
? Les critères dits «d’éligibilité»
qui doivent être simultanément satisfaits pour qu’un
projet puisse être reconnu comme éligible au financement
;
? Les critères qualifiés «de priorisation»
qui seront utilisés au cas où il y a lieu de prioriser
les projets éligibles, compte tenu des ressources financières
allouées au Projet ou de sa capacité de réalisation
;
Les bénéficiaires manifestent leurs engagements
sous différentes formes. Les initiatives prioritaires identifiées
et qui doivent être inscrites dans les plans de développement
sont soumises en premier lieu au Projet à travers une demande
formelle ou requête de cofinancement. Des fiches de renseignements
synthétiques sont établies à chaque type
de MP/P pour que le projet puisse procéder à une
sélection préliminaire. Par rapport aux ressources
financières mobilisables et la capacité de réalisation
du projet, un premier jet de liste devra être établi.
Ce premier tri est basé sur les critères d’éligibilité
généraux. La liste définitive de MP/P retenus
pour financement dans le cadre du PTBA du projet est établie
après avoir l’aval de différentes instances
de sélection dont l’assemblée générale
de prévalidation du PTBA composée de représentants
de OPs, les CCD et les autorités communales, le comité
d’orientation du projet (COP) et l’institution coopérante
des bailleurs de fonds. L’examen de chaque MP/P par rapport
aux critères d’éligibilité spécifiques
et critères de priorisation devra aboutir à la sortie
de cette liste.
Les critères de sélection sont présentés
et débattus en séance de pré-validation du
PTBA avant d’être retenus.
1.1. Critères d'éligibilité
Les critères d’éligibilité de MP/P
portent sur différents aspects entre autres la nature du
MP/P et du groupe promoteur, son impact, l’engagement et
la contribution du promoteur, son coût et ses rentabilités
économique, financière et sociale, sa durabilité…etc.
Le premier niveau de critères est général.
Ils sont utilisés pour le premier tri de MP/P. Le deuxième
niveau est spécifique suivant la nature du MP/P.
Ils sont définis suivant les principes ci-après
:
-
Cohérence du MP/P avec les grands axes et objectifs
de développement rural et du
-
Projet Appartenance dans la zone d’intervention du
projet
-
MP/P identifiés et retenus prioritaires par la communauté
donc inscrits dans le plan de développement local (PCD,
PDCV)
-
MP/P prioritaires à rentabilité différée
(plus de 6 mois)
-
MP/P initiés par une communauté, par un groupe
de bénéficiaires organisés en OP ou encore
par un individu mais bénéficiant à la
collectivité et pouvant faire partie, lors de la phase
incitative, des MP/P pilotes
-
Faisabilité technique prouvée
-
Atteinte du seuil en nombre de bénéficiaire,
conformité aux barèmes techniques (ex. nombre
de tête d’animaux pour les infrastructures d’élevage…)
-
Caractère de neutralité du MP/P démontré
: qui ne sert pas directement ou indirectement le but d’un
parti politique, d’une congrégation religieuse,
ni des intérêts individuels
-
Coût conforme aux barèmes établis. Par
exemple pour les MP : la contribution du FIL pour les équipements
et les intrants ne devra pas dépasser l’équivalent
de 2000 USD par mini-projet ; Le ratio entre la dotation FIL
pour chaque MP et le nombre de bénéficiaires
ne devra pas dépasser l’équivalent de
60 USD par personne; Le ratio Coût d’aménagement/Superficie
ne dépasse pas 1,4 millions MGA/ha pour les petits
périmètres irrigués (PPI - de superficie
supérieure ou égale à 100ha) et 0,9 millions
MGA/ha pour les micro-périmètres (MPI - inférieure
à 100ha)
-
Sa réalisation ne porte pas atteinte à la
cohésion sociale
-
Engagement du groupe promoteur dans la contribution aux investissements
-
Capacités prouvée du promoteur à gérer
le MP/P
-
Reconnu n’avoir que des effets maîtrisés
sur l’environnement et particulièrement sur les
ressources naturelles
-
Durabilité démontrée
-
Sécurité manifeste (pour le cas des projets
d’infrastructure)
-
Impact social justifié pour les investissements non
directement productifs
-
Avis favorable de l’administration de tutelle. Par
exemple avais favorable du MENRS pour la mise en place des
écoles publiques
-
Par ailleurs, avant même la mobilisation du FIL, une
liste a été établie pour les investissements
non éligibles au financement du PHBM
-
Investissement bénéficiant à un seul
individu
-
Acquisition d’équipement, matériel et
financement de fonds de roulement pour des projets générateurs
de revenus à très court terme et court
-
Investissement en activités religieuses, rénovation
ou construction de lieux de culte;
-
Investissement dans des activités de fabrication,
de commercialisation ou d’utilisation sous toutes leurs
formes de produits alcoolisés et de drogues
-
Construction de bâtiments publics ou administratifs,
de logements de fonction, de sièges de syndicats ou
de partis politiques
-
Construction de logements individuels pour les élus
locaux, les agents du Projet, des collectivités territoriales
ou des services déconcentrés des ministères
techniques
-
Acquisition de moyens de transport pour les agents et élus
des collectivités territoriales ou pour les services
déconcentrés
-
Acquisition d’équipements de bureau et autres
équipements pour les collectivités territoriales
ou les services déconcentrés
-
Autres investissements et frais de fonctionnement de quelle
nature que ce soit pour les communes, les régions,
les provinces ou les services déconcentrés.
1.2. Critères de sélection ou de priorisation
Pour les MP/P éligibles, d’autres critères
entre en jeu afin d’établir le rang de priorité
à chaque type de MP/P. Ces critères varient donc
selon la nature du MP/P.
Ils sont choisis par rapport aux aspects suivants :
-
Rang de priorité dans les plans de développement
-
Le nombre et la catégorie des bénéficiaires
: on donne une priorité aux MP/P initiés par
les femmes et les jeunes
-
L’accessibilité
-
Le niveau de contribution des bénéficiaires
aux investissements
-
Le niveau d’organisation des bénéficiaires
-
Le coût d’investissement
-
Le degré de vulnérabilité du groupe
promoteur
-
La pertinence et le rapport coût – résultats/impacts
attendus
-
Développement de la filière évalué
(ex. existence de débouché…etc.)
-
L’équitabilité de volume de financement
entre les zones
-
L’intégration du MP/P avec les autres actions
de développement déjà mises en œuvre.
-
Les impacts sur l’environnement
-
Facilité dans la réalisation technique (ex.
existence et proximité des matériaux locaux
de construction)
1.3. Procédures d'appel à projets pour
stimuler l'initiative et l'émergence des projets prenant
soin de bien faire comprendre que le PHBM n'est pas une simple
source de financement, mais aussi une pédagogie de développement
intégré engageant la responsabilité individuelle
et collective dans le processus de mise en œuvre.
Le PHBM a adopté une stratégie axée sur
la participation de tous les acteurs de développement.
En particulier, il appuie un processus démocratique faisant
participer la majorité de la communauté cible du
Projet (des villages, hameaux, Fokontany jusqu’au niveau
communal), incluant les plus démunis, aux prises de décisions,
à la conception, et à la réalisation des
actions retenues d’une manière consensuelle comme
des solutions à leurs problèmes prioritaires. Autrement
dit, se limitant à un rôle de facilitateur, au plus
de catalyseur, le Projet laisse entièrement aux communautés
rurales la prérogative de décider elles-mêmes
de la nature des activités de développement à
mettre en oeuvre. Le choix de ces activités productives
ou de nature plus sociale sera intimement corrélé
aux contraintes prioritaires vécues et exprimées
par chacun de différents groupes socioprofessionnels composant
la population cible, et notamment les plus vulnérables
(femmes, jeunes, paysans sans terres irriguées ni bovins).
Concrètement, l'identification de ces activités
à appuyer par le PHBM (ou autres Projets) se fera au cours
d'un exercice de diagnostic et de planification participatifs
(DPP).
L’engagement des bénéficiaires est donc
assuré à travers une phase préalable d’information-sensibilisation
sur la démarche, les procédures et leurs niveaux
de participations. Sont aussi discutées au cours de cette
séance le pourquoi ? le comment ? et le pour qui ? du MP/P
proposés.
L’analyse de besoins, de potentiel et de ressources mobilisables,
la pertinence de piste de solutions traduites en actions ou projets,
l’adaptation de l’organisation/structuration des bénéficiair es
et la promotion de Leaders paysans devront influencer le niveau
d’engagement d’appropriation.
Bref, le PHBM financera les MP/P éligibles sous forme
de cofinancement, sur le principe d’une contribution des
promoteurs/bénéficiaires des MP/P, gage de leur
engagement réel, d’une appropriation des MP/P pour
une meilleure gestion et un entretien des investissements réalisés.
Il ne financera que les MP/P prioritaires identifiés dans
les PDCV et PCD. Ainsi, les communautés de base (villages/Fokontany)
qui souhaitent participer au projet élaboreront leur plan
de développement (PDCV), point de départ avant tout
travail ou investissement du projet en leur faveur.
Chaque mise en œuvre d’un MP/P est toujours matérialisée
par un contrat-programme passé entre le Projet et le groupe
promoteur.
1.4. Accueil des demandes de financement de projets.
Examen avec eux de leur projet ou idée de projet.
Une fois les PDCV et PCD élaborés et les MP/P
formulés et retenus pour exécution dans le PTBA
du projet, un dossier de requête de co-financement devra
être constitué par les communautés bénéficiaires
en collaboration avec les agents du projet, sur la base d’un
formulaire standardisé.
En général, la requête de cofinancement
de grands projets d’investissement est formulée par
la Commune ou à la limite par l’OPs promotrices après
avis de la Commune et du CCD. En ce qui concerne les MP, elles
sont établies directement par les groupes promoteurs après
avoir l’avis du Fokontany, de la Commune et du CCD.
Les demandes formulées adressées au Projet sont
collectées par les Socio-organisateurs par commune qui
se chargent par la suite, suivant la nature du MP/P, de les transmettre
aux cellules techniques concernées.
Une équipe de terrain multidisciplinaire organise par
la suite une réunion avec les futurs bénéficiaires
pour donner une information sur les procédures et pour
discuter techniquement le MP/P. Cette séance sera suivie
par un travail de terrain axé sur des études techniques
plus approfondies : par exemple l’établissement des
avants projets détaillés pour les grands Projets
; l’analyse de points suivants pour les MP
i) comment le MP/P répond aux besoins
des bénéficiaires et potentiels des groupes les
plus défavorisés;
ii) dans quelle mesure le MP/P s’insère
dans les priorités de la communauté telle qu’inscrit
au PDCV;
iii) la description détaillée
de l’activité prévue;
iv) le détail du coût estimatif;
établissement CEP – estimation TRI
v) la contribution proposée par les promoteurs
vi) le nombre et genre des bénéficiaires
par catégorie socio-économique
vii)l’échéancier de réalisation
des travaux; viii) Retombées attendues
ix) l’impact sur l’environnement.
Les représentants de bénéficiaires s’associent
de façon régulière avec l’équipe
du projet durant le travail. Au cours de cette étape, les
dossiers y afférents sont constitués et instruits
afin de marquer l’étape franchie mais qui matérialisent
aussi la poursuite de l’engagement des bénéficiaires
et le partage de responsabilité et de contribution.
A chaque étape franchie, les séances de restitution
ne sont jamais sautées.
1.5. Fiche d'évaluation des projets. Application
des critères de sélection, Recours à un système
de pondération pour formaliser et évaluer l'importance
relative des critères? Non recours à un système
de pondération (pour les projets environnementaux, les
projets sociaux par exemple)?
Afin d’évaluer l’importance des critères,
le projet ne fait pas appel à un système de pondération.
Concrètement l’évaluation des MP/P se fait
à travers une série d’examen de chaque niveau
de critères. Donc en premier lieu les critères d’éligibilité
généraux puis les critères d’éligibilité
spécifiques à chaque type de MP/P et enfin les critères
de priorisation. Pourtant à chaque niveau, chaque critère
a son rang de priorité. L’attachement de priorité
à un critère découle d’une concertation
basée sur des aspects qualitatifs en assemblée générale.
Les fiches d’évaluation établies sur la base
de ces critères diffèrent donc d’un type de
MP/P à un autre.
Les outils d’évaluation de MP/P sont parfois constitués
par des résultats d’études. Les projets sont
évalués à travers le dossier d’avant
projet détaillé (APD), le plan, le métré
accompagnés par le bordereau de détail de quantité
(BDQ) pour l’analyse de quantité et le bordereau
de détail estimatif (BDE) pour l’analyse de coût.
Les dossiers de montage accompagnés du schéma
de financement serve de base pour évaluer les MP.
1.6. Comité d'octroi de financement: composition,
procédures de décision et de diffusion des projets
retenus.
En ce qui concerne les projets d’infrastructures, la prise
de décision de financement se passe à travers l’assemblée
générale d’élaboration du PTBA suivi
par l’assemblée de validation par le comité
d’orientation du Projet (COP). L’approbation finale
revient à l’institution coopérante des Bailleurs
de fonds.
En ce qui concerne les MP, l’assemblée générale
d’élaboration du PTBA et la réunion de validation
du COP décident sur le nombre de MP à financer par
type par Commune avec le volume de financement alloué.
La sélection des MP à chaque lieu revient au Comité
d’Octroi de financement (COF).
Ce comité interne est composé de Staffs techniques
du projet et présidé par la direction. Sont membres
du Comité, le Chef du département DAD, les Chefs
de Cellule du département DAD, le Chef de cellule OP, le
Chargé de commercialisation, le responsable de la cellule
suivi évaluation et le Comptable.
Doivent être présents obligatoirement à
une réunion le Chef du département DAD, les Chefs
de Cellule concernés par les MP à examiner, le Comptable
ou à défaut son assistant et le Chef de cellule
OP ou à défaut son Adjointe. La présence
du Chargé de commercialisation et le responsable de la
cellule suivi évaluation reste par contre souhaitée.
Le comité se réunit ordinairement deux fois par
an après la phase de constitution de dossiers de MP mais
aussi à la demande de chaque cellule pour les dossiers
constitués tardivement.
Les dossiers de MP soumis au comité pour examen sont les
suivants : les dossiers de constitution de l’OP promotrice
(statut et Règlement Intérieur, PV de Constitution,
Déclaration de constitution, Etat nominatif des membres
du bureau, liste des membres, Récépissé de
la déclaration de constitution), la requête de cofinancement
et le dossier de montage de MP présentant le schéma
de financement et une fiche synthétique du MP.
L’examen commence par l’analyse de la nature et la
consistance de MP/P par le biais des critères d’éligibilité
et de priorisation. Puis par l’analyse de la nature et volume
de contribution des bénéficiaires, la nature et
le volume des investissements supportés par le projet,
la rentabilité du projet. Les aspects socio-organisationnels
et les impacts/résultats attendus sont traités et
dernier lieu.
Un procès verbal est dressé à la fin de chaque
réunion. Les cellules concernées tiennent compte
toutes les remarques et observations apportées par le comité
dans la rectification de dossier avec les bénéficiaires.
La liste de MPs retenus est établie et diffusée
à la suite de ces réunions.
1.7. Pour les projets retenus: programme d'accompagnement
phase par phase.
La mise en oeuvre d’un MP/P retenu passe par différente
phase. Des mesures d’accompagnement sont entreprises à
chaque phase de mise en œuvre.
Les sensibilisations sont renforcées à la tenue
des Informations – communication. Elles portent sur l’atteinte
des objectifs et les impacts attendus du MP/P mais aussi sur la
base de l’atteinte de l’objectif du projet. A part
la tenue des animations participatives, des outils de communication
(fiche techniques, émission radiophoniques…etc) sont
exploités à ce stade.
Les bénéficiaires sont structurées autour
des intérêts communs selon le type d’activités
financées. L’objectif vise la responsabilisation
des bénéficiaires dans mais aussi de favoriser l’émergence
de Leaders et de spécialistes paysans. Pour ce faire, des
actions de renforcement de capacité sont programmées.
Elles touchent les domaines organisationnels et techniques. Ces
mesures de renforcement thématique peuvent être des
formations, des voyages d’échange,…etc. L’Opérateur
généraliste ainsi que les cellules techniques participent
dans la réalisation de ces actions. Suivant les besoins,
des ressources externes peuvent être engagées dans
ce sens pour des prestations spécifiques.
Le projet met en œuvre des actions d’accompagnement
dans le but d’assurer le développement et la durabilité
des MP/P mis en œuvre. Ce sont des actions en amont comme
la recherche et développement, des actions démonstratives
(ex. site d’actions intégrées, Centre de Démonstration
et d’Intensification Agricole) et de vulgarisation des améliorations
techniques mais aussi des efforts en aval comme les appuis à
la commercialisation et la réhabilitation de pistes rurales.
Le développement du secteur micro-finance dans la zone
constitue un garant pour répondre au besoin de financement
de la population cible du projet. En ce qui concerne les OPs,
le volet alphabétisation fonctionnelle des adultes a été
mis en œuvre dans le but de renforcer les capacités
des membres et à la limite leurs dirigeants, les Leaders
et les spécialistes paysans. Les actions déployées
en matière de communication rurale ne fait que renforcer
ces efforts.
Au cours de son processus de désengagement, le projet
met en œuvre un programme spécifique pour le transfert
des avoirs et des savoirs. Dans le souci de faire durer et étendre,
dans le moyen et long terme les bénéfices du projet,
le programme consiste à identifier les actions complémentaires
éventuellement nécessaires et d’identifier
déjà des activités qui peuvent être
reprises par des structures et opérateurs permanents en
tenant compte du principe de subsidiarité. La consolidation
des OPs et la mise en place d’une structure faîtière,
la mise en place d’un centre de service agricole constituent
parmi les actions retenues de ce programme.
1.8. Pour les projets à améliorer: assistance
technique. ( ?)
En ce qui concerne les MP/P méritant une amélioration,
le dossier est renvoyé et rediscuté avec les bénéficiaires
qui décident ou non de la proposition d’amélioration
apportée par l’équipe technique du projet.
Une assistance technique sera donc accordée pour finaliser
le document. Parfois, les améliorations portent sur la
révision de coût sur la base d’une éventuelle
révision de consistance de travaux, l’organisation
des bénéficiaires, le lieu d’implantation,
pré-évaluation de l’atteinte des résultats
et impacts attendus…etc.
La proposition d’amélioration est donc présentée
en réunion de restitution et d’information organisée
auprès des bénéficiaires. Le projet n’engage
pas l’assistance technique avant la prise de décision
des bénéficiaires.
Malgré les soins attachés dans la qualité
des études, des difficultés d’ordre technique
peuvent être rencontrées au moment de la mise en
œuvre des projets d’infrastructures en particulier
le projet d’aménagement de périmètres
irrigués. Dans ce cas l’équipe du projet va
procéder à une étude complémentaire
en régie ou en cas de besoins recourir à une expertise
technique.
1.9. Informations sur l'avancement des projets, sur les
résultats obtenus.
Les tableaux suivants donnent une liste non exhaustive des résultats
et impacts perçus de financement des MP/P.
Résultats et impacts des projets
| Types |
Résultats/impacts
obtenus |
| |
|
Aménagement de périmètres irrigués
|
-
Augmentation de superficies irriguées et cultivées
-
Augmentation de production rizicole
-
Accès de nouveaux paysans aux parcelles irriguées
-
Augmentation de superficie moyenne irriguée
par usager
-
Augmentation de nombre d’opérateurs en
aval de la filière (collecteurs de riz, décortiqueur)
-
Contribution au développement du service financier
(notamment à travers le GCV)
-
Amélioration de sécurité alimentaire
et des revenus des bénéficiaires.
|
Infrastructures sociales et économiques |
|
Aménagement de routes et pistes |
-
Développement de trafic
-
Amélioration de l’approvisionnement en
produits manufacturés
-
Exportation accrue de produits agricoles en dehors
de la zone
-
Signe de transfert de technologie
-
Signe de mouvement de la population
-
Développement du secteur transport (reprise
de ligne en taxi brousse régulière)
-
Développement des centres de marché locaux
|
Résultats et impacts des mini-projets |
|
Types |
Résultats
obtenus |
MP agriculture |
-
Diversification de cultures
-
Emergence et meilleure organisation de filière
maraîchère (oignon, ail)
-
Meilleure maîtrise des techniques agricoles
-
Augmentation de rendement et de production
-
Contribution à l’amélioration
et à la sécurité alimentaire
-
Meilleure connaissance et utilisation des intrants
et matériels agricoles
-
Considération de la production destinée
au marché
-
Intérêts accrus en matière de conseil
agricole
|
MP Elevage |
-
Motivation dans l’organisation de filière
caprine/ovine
-
Meilleure couverture sanitaire des animaux (lutte contre
les maladies de charbon)
-
Meilleure accès aux infrastructures sanitaires
pour les animaux
-
Amélioration de conduite d’élevage
-
Signe de changement de comportement (vision plus économique)
envers l’élevage
-
Promotion des spécialistes paysans (vaccinateur
villageois)
-
Considération des OPs par l’Administration
(service de l’élevage et mandataire sanitaire)
|
MP d’actions environnementales |
-
Meilleure considération de la dimension environnementale
-
Emergence et développement des initiatives
d’actions environnementales et de gestion des
ressources naturelles en particulier le reboisement
communautaire
-
Introduction de nouvelles essences forestières
à usage multiple (Moringa oleifera, Grévilléa
banksii, Acacia mangium) et/ou à croissance rapide
-
Intérêt accru en agroforesterie
|
1.10. Si un projet doit être abandonné à
mi-chemin, aide à son initiateur à se réorienter.
L’abandon d’un MP/P peut être décidé
pour diverses raisons.
Malgré la priorité donnée au moment de
l’arbitrage, un MP/P est sujet à l’abandon
si son éligibilité est compromise après une
analyse de critères à l’issue des résultats
d’étude (APD) et de montage approfondis. De même
dans le cas où la réalisation du MP/P porte atteinte
à la cohésion sociale (cas fréquent sur le
projet d’aménagement de périmètre irrigué).
En se référant au cahier de charges passé
entre le projet et les bénéficiaires, l’inachèvement
de la participation de ses derniers peut conduire à l’abandon
du MP/P.
Pourtant, l’abandon à mi-chemin d’un MP/P
n’est décidé que par suite de toute une série
de discussion et d’échange avec les bénéficiaires
ou après une analyse de toute variante ajustement technique.
Dans ce cas, l’équipe du projet peut faire appel
aux interventions des autorités locales en cas de nécessité.
Au cas extrême, l’abandon du MP/P est prononcé
et formalisé au groupe promoteur après que le CCD
et les autorités locales sont déjà informés.
Pour le cas des MP, le retrait des subventions matérielles
déjà engagées peut y avoir lieu.
2. Modulation des taux de subvention
Le niveau de motivation ainsi que la priorité donnée
à un MP/P par les bénéficiaires se justifient
par le niveau de leurs contributions. Néanmoins, la nature
et le niveau de cette contribution varient suivant le type du
MP/P, l’importance de l’investissement prévu,
la catégorie des bénéficiaires, la portée
des retombées attendues, les moyens requises à la
réalisation, les difficultés dans la réalisation
donc l’expertise et compétence techniques requises.
Pour le cas des projets d’infrastructure confiés
à l’entreprise, cette contribution des bénéficiaires
doit être fixée dès le départ de sorte
à éviter toute confusion de responsabilité
avec l’entreprise, entre autres en terme de garantie des
ouvrages et de retard d’exécution des travaux. En
effet, les matériaux locaux de construction destinés
à la confection d’ouvrages importants, notamment
hydrauliques et routiers confiés à l’entreprise,
ne doivent être fournis que par cette dernière. De
même, les travaux de remblaiement, nécessitant des
matériels appropriés de compactage et une technique
maîtrisée de mise en œuvre, seront laissés
exclusivement aux entreprises.
En ce qui concerne les projets d’infrastructure sociaux
(Centre de Santé de Base, adduction d’eau potable,
écoles, aménagement de place de marché),
le niveau de participation des bénéficiaires reste
déterminé par les procédures imposées
par les partenaires financiers du projet. Suivant le cas ils peuvent
contribuer en nature dans la fourniture de matériaux de
construction locaux (sable, blocage,…etc.), en travaux connexes
et parfois même en numéraire. Cette participation
de bénéficiaires peut varier de 5 à 20% du
montant global hors taxe des travaux. Le reste est pris en charge
par la subvention du partenaire financier. Le projet contribue
dans la sensibilisation, l’information, la structuration
et la mobilisation des apports des bénéficiaires.
Quant aux projets d’aménagement de routes et pistes
rurales, le niveau de contribution des bénéficiaires
varie suivant la catégorie de piste à aménager.
Dans ce cas, le projet ou ses partenaires financiers subventionnent
à 100% les travaux d’aménagement de routes
d’intérêt provincial et les pistes d’intérêt
communal. Par contre, les bénéficiaires contribuent
en mains d’œuvre à hauteur de 5% (creusement
de fossés latéraux) dans le cas d’aménagement
de piste de desserte.
Pour les infrastructures et MP productifs à rentabilité
différée (aménagement de périmètre
irrigué, couloir de vaccination, bain détiqueur,
MP de développement agricole,…etc.) éligibles
au financement du projet, le niveau de contribution moyen des
bénéficiaires reste variable.
Ainsi, la contribution des bénéficiaires s’élèverait
alors à 10% du coût du projet pour les actions favorables
à l’environnement, MP à caractère pilote
et MP initiés exclusivement par les OP constituées
majoritairement par les femmes et jeunes.
Pour les restes, la contribution des bénéficiaires
sera de:
-
20% du coût total hors TVA des travaux pour les infrastructures
légères (ex. couloir de vaccination)
-
10% pour les projets d’irrigation et d’infrastructures
sociales ou économiques, et
-
10 à 80% pour les MP productifs au niveau des OP d'une
communauté donnée suivant la nature du MP.
Cette contribution des bénéficiaires pourra prendre
diverses formes : financière, matérielle, en nature
ou en main-d’œuvre non spécialisée (creusement
de canal d’irrigation).
Par ailleurs, les coûts relatifs aux études de
faisabilité, d’avant-projet, de surveillance et de
contrôle des travaux, ainsi que de maîtrise d’œuvre
d’une manière générale, seront pris
en charge à 100% par le PHBM.
3. Modalités de mobilisation des fonds
La gestion du fonds reste une prérogative du projet.
Le fonds est mobilisé pour financer des biens et de services
au bénéfice des groupes promoteurs. Le projet ne
mobilise directement pas le fonds en numéraire en faveur
des bénéficiaires.
En ce qui concerne la mobilisation du fonds, le contrat, la
convention de prestation et/ou le marché déterminent
les conditions de paiement de prestation (paiement de l’entreprise,
paiement des tâcherons pour les travaux en régie,
paiement des coûts de formations, paiement des prestations
d’étude…etc.). Dans ce cas, en ce qui concerne
les travaux, le paiement se fait par tranche suivant l’avancement
des activités sur le terrain. Plus précisément,
l’exécution des prestations demandées, constatées
et certifiées par l’autorité chargée
du contrôle de l’exécution du contrat, ou de
l’approvisionnement sur chantier de matériaux ou
objets fabriqués destinés à entrer dans la
composition des prestations objets du contrat, ouvrent droit à
des acomptes.
Le règlement des sommes dues au Titulaire d’un
marché ou d’une convention de travaux s’effectuera
sur la base de décomptes établis périodiquement
par l’Ingénieur de contrôle des travaux suivant
les quantités réellement exécutées.
En ce qui concerne les autres type de prestations de services,
le paiement se fait soit, sur la base de factures établies
par le Consultant, à la fin de prestations après
validation du rapport de prestation soit le règlement se
fera par tranche en fonction de l’exécution des phases
techniques de prestations.
La mobilisation du fonds pour l’acquisition des biens (achat
des matériaux de construction, des matériels et
équipements) se fait par tranche et reste déterminée
par l’avancement et les besoins des activités sur
terrain.
L’avancement de la contribution des bénéficiaires
constitue aussi une des conditions de mobilisation du fonds de
la part du projet. Pour les travaux d’infrastructure, les
bénéficiaires avancent à 75% avant que le
projet mobilise le fonds. Ce principe n’est pas toujours
applicable pour le cas des MP. La mobilisation du fonds varie
suivant la nature de MP qui est en général déterminée
par le calendrier Agricole et les itinéraires techniques.
Un même MP/P ne sera financé qu’une seule
fois par le projet pour un groupe promoteur donné mais
aussi il ne pourra pas financer plusieurs MP/P bénéficiant
directement à une même OP. L’appui du projet
à travers le FIL n’est pas récurent (financement
unique pour chaque MP/P) même si l’encadrement technique,
pourrait se poursuivre au-delà de l’année
de financement.
Bref, la mobilisation de fonds se fait en général
par tranche suivant l’avancement des activités sur
terrain mais aussi suivant les phases de mise en œuvre du
MP/P.
4. Résultats
4.1. Concrétisation des projets choisis par les
bénéficiaires
La concrétisation des projets choisis par les bénéficiaires
doit se traduire en terme de résultats et d’impacts
par rapport aux objectifs fixés. Ces résultats se
présentent sous différentes formes suivant la nature
du MP/P. Sur le terrain ces derniers se traduisent entre autres
par une augmentation de superficies cultivées, un nouvel
accès à la terre, augmentation de la production
et du rendement, amélioration technologique, meilleure
compréhension de la dimension économique, développement
des activités génératrices de revenus et
des services, meilleure structuration du milieu rural, émergence
des spécialistes et Leaders paysans. Dans un premier temps,
la finalité n’est que l’amélioration
des revenus des ménages ruraux et la sécurité
alimentaire.
Sur le plan méthodologique, la concrétisation
des MP/P retenus débute par la réunion d’information-communication
tenue au niveau des bénéficiaires. Les points suivants
sont traités à la réunion : rappel sur l’intitulé
et résultats/impacts attendus du MP/P, les procédures
et processus de mise en œuvre, la contribution et engagement
des bénéficiaires, les appuis du projet, les acteurs,
l’organisation des bénéficiaires et le calendrier
prévisionnel de mise en œuvre.
La deuxième étape consiste à donner de
la formation aux responsables dirigeants de l’OP promotrice.
Elle vise la gestion de l’OP et la mobilisation des membres
sur la contribution des bénéficiaires.
Les activités techniques commencent à la suite de
cette démarche organisationnelle.
En ce qui concerne les projets d’infrastructure, le BdP,
par le biais de la Cellule Etudes et Travaux de son Département
Infrastructures Rurales, reste l’unité d’exécution
des projets d’infrastructures à financer. Etant donné
que la démultiplication des tâches est de mise dans
l’approche du projet, la grande partie des activités,
notamment la réalisation proprement dite des travaux, seront
exécutées par des prestataires de services (entreprises
de travaux, bureaux d’études et laboratoire géotechnique)
et ceci sous la gestion et la supervision de la Cellule Etudes
et Travaux. Toutefois, cette cellule est dotée de structures
techniques et de matériels lui permettant de traiter en
régie directe des études, la surveillance et le
contrôle de travaux de faible et moyenne envergure. Dans
ce cas, l’équipe technique doit assurer l’approvisionnement
de matériaux de construction.
La contribution de bénéficiaires doit s’avancer
à 75% avant que le projet notifie l’entreprise. A
la demande du titulaire de travaux, la réception provisoire
des travaux de l’entreprise est organisée avant que
les bénéficiaires organisés en OP prennent
en charge la gestion et l’entretien de l’infrastructure.
Le délai de garantie est fixé à un (01) an
à compter de la date de la réception provisoire.
Le Titulaire aura, durant cette période, la responsabilité
et la charge des reprises successives à une exécution
défaillante et apparue du fait de l’utilisation normale
des ouvrages. A l’issue du délai de garantie et sur
demande écrite du Titulaire, la réception définitive
sera prononcée par la commission de réception.
Pour les MP, les activités techniques commencent par
l’approvisionnement en intrants, matériels au titre
des investissements. En parallèle, les bénéficiaires
commencent leurs contributions. Des actions de renforcement des
capacités comme les formations thématiques (suivant
le type de MP), visites organisées et de l’encadrement
technique sont réalisés suivant les phases d’avancement
techniques. Les formations sont dispensées soit par l’équipe
du projet soit par une ressource externe. L’encadrement
de l’équipe du projet se poursuit au rythme dégressif.
4.2. Génération d'idées. Intérêt
accru pour les démarches et formes d'organisation collectives
en créant une mobilisation, stimulant l'imagination et
la créativité, mettant en lumière certaines
idées Leviers de développement, de rééquilibrage,
de mobilisation et de cohésion
L’implication des bénéficiaires dans la
formulation des actions de développement prioritaires a
favorisé une génération d’idées.
Elles se manifestent par l’émergence des nouvelles
initiatives tenant compte les opportunités et potentiels
économiques locaux (par exemple l’émergence
des filières porteuses comme oignon/ail).
La conjugaison et l’intégration de ces actions
d’appui aux initiatives locales entre autres la mise en
place des infrastructures productives de base, la mise en place
des infrastructures socio-économiques, financement de microprojets
générateurs de revenu garantissent la dynamique
économique locale voire même régionale. Des
idées découlent de temps en temps de cette évolution
dans le but de consolider et de développer ces acquis.
Des évolutions à l’issue d’une génération
d’idée sont mesurées à travers le financement
de ces MP/P. A savoir le passage de la zone à vide institutionnel
à une zone ayant à la base des multiples organisations
paysannes, le passage d’un système de production
caractérisé par une technologie agricole simple,
pratique de culture de subsistance, insuffisance et précarité
des infrastructures productive, faiblesse de rendement et insuffisance
de production vers une prise en compte de la dimension filière
et du concept de production orientée vers le marché,
une meilleure maîtrise de techniques agricoles, de la considération
de la notion d’investissement et de financement, une meilleure
vision sur le concept pérennisation et la valorisation
des investissements.
5. Faisabilité
5.1. Le processus de sélection
et de mise en oeuvre des P/MP a-t-il été effectivement
respecté ? Y- a t-il eu des dérogations ou des modifications
? Les méthodes et procédures adoptées ont-elles
été suivies ?
En général, le processus de sélection et
de mise en œuvre des MP/P suit la démarche conçue.
Comme c’est un processus long, difficile et même délicat,
la rigueur et la prise de décision consensuelle sont de
mise. La définition et la hiérarchisation d’une
manière démocratique des critères constituent
les phases les plus capitales. En ce qui concerne les grands projets,
la limite évidente sur les ressources financières
mobilisables, la capacité de réalisation ainsi que
la lourdeur de la procédure, l’importance attachée
par les autorités locales et les populations cibles à
ces projets n’ont pas permis à toute l’équipe
la possibilité de céder à une dérogation.
Dans ce cas, le processus de sélection a été
suivi avec une certaine inflexibilité. Par contre, dans
le cadre du financement de MP, hormis le respect incontournable
des critères d’éligibilité, l’équipe
du projet a quand même accordé une certaine dérogation
sur la priorisation des MP à retenir. Autant que possible,
des ajustements sont négociés avec les bénéficiaires
au moment de la préparation au lieu d’abandonner
les MP.
De même dans la mise en œuvre, une certaine flexibilité
a été accordée pour les MP. La différence
réside sur le fait que pour les grands projets, le projet
a affaire à des contractuels non bénéficiaires
directs (entreprises et opérateurs privés), tandis
que la mise en œuvre des MP est directement assurée
par les bénéficiaires. Le calendrier de mise en
œuvre reste rarement respecté. Pas mal de facteurs
y interviennent entre autres le chevauchement avec le calendrier
agricole, dureté de la période de soudure, les conditions
climatiques,…etc.
Face au taux d’analphabétisme élevé,
des difficultés sont rencontrées dans la constitution
de dossiers de MP. L’équipe du projet ne peut dans
certains cas rester en tant que facilitateur en substituant les
rôles des Leaders paysans. Au début, les bénéficiaires
sont un peu réticents dans le suivi des procédures
mais au cours du temps une confiance s’est établie.
Ces contraintes ne font que retarder la mise en œuvre.
5.2. Les objectifs ont-ils été
réalisés aux échéances fixées
?
Malgré la clarté de partage de responsabilité,
d’obligations et engagements des opérateurs, les
problèmes classiques de gestion de contrat et de suivi
de travaux se présentent quand même dans la mise
en œuvre des projets confiés à des entreprises.
Parfois, vu l’éloignement de la zone par rapport
aux centres d’agglomérations, les entreprises ont
accusé des retards dans la réalisation par suite
de problème d’ordre technique comme l’approvisionnement
en matériaux de construction, l’approvisionnement
en carburant ou d’entretien de matériels…etc.
L’inflation qui a entraîné la flambée
de prix constitue aussi un des problèmes rencontrés
dans la gestion des marchés. Evidemment, les objectifs
fixés ne sont pas en totalité atteints à
l’échéance.
Quant aux mini-projets, ils sont en général tributaires
du calendrier agricole. Malgré quelques cas de retard dans
la livraison des intrants et matériels subventionnés
en tant qu’investissement pour leur mise en œuvre,
les objectifs fixés sont atteints à l’échéance.
La réussite ou non d’un MP dépend plutôt
de la conduite même des activités sur terrain.
6. Enseignements sur:
6.1. La démarche de sélection
des projets: leçons à tirer sur les critères
de sélection, les procédures, les appels à
propositions, les méthodes de diffusion, …, en tenant
compte des problèmes rencontrés, de l'évaluation
des effets obtenus, etc.
Les enseignements suivants sont tirés :
-
Le processus reste incontournable depuis que le projet privilégie
l’approche participative
-
La décision concertée dans la définition
des critères influence grandement dans la réussite
du MP/P
-
La définition de critères doit suivre une démarche
évolutive et itérative
-
Pour une meilleure adaptation, en tenant compte les expériences
vécues, les critères doivent accorder une certaine
modification et flexibilité d’une année
à une autre
-
La complémentarité des codes de gestion de
fonds publics pour la mise en œuvre des grands projets
et l’adoption d’un manuel de procédure
interne pour le fonds MP nécessite une adaptation et
une certaine prudence pour une bonne gouvernance
-
Plus de souplesse et simplicité dans la mobilisation
du Fonds pour les MP donc rapidité dans la mise en
oeuvre
-
Procédures ayant un caractère éducatif
à travers la participation dans tout le processus
-
Le processus nécessite une masse de ressources humaines
importante (SOD, ATZ par commune)
-
Le processus est long avant le démarrage des activités
sur terrain ; La mise en confiance des bénéficiaires
est importante.
-
Les OPs et les communautés contribuent plutôt
en nature ou en service qu’en numéraire. La contribution
en numéraire revient aux communes ou dans des rares
cas à un large groupe de communauté de Fokontany.
-
L’adaptation d’organisation (par rapport aux
groupes ethniques, les clans, la délimitation administrative…etc),
le dynamisme des Leaders et les autorités locales conditionnent
la mobilisation des bénéficiaires.
6.2. L'implication des institutions
locales (communes, OP, …) dans l'ensemble du processus de
sélection.
L’implication des institutions locales dans l'ensemble du
processus de sélection a permis au projet de constater
les points suivants
-
Meilleure définition des actions prioritaires répondant
au besoin du groupe cible donc pertinence des MP/P et assurance
sur l’atteinte des résultats et impacts
-
Meilleur engagement et meilleure prise de responsabilité
des bénéficiaires
-
Meilleure tutellisation du MP/P
-
Moindre cas de litige social ou à la limite une facilité
dans la résolution de conflit et réorientation
-
Meilleure communication
-
Renforcement de lien de confiance entre autorité
et population
-
Suscite l’émergence de Leadership
-
Meilleure confiance envers le projet et bonne intégration
dans la zone
-
Emulation de groupe
-
Rapidité de partage de connaissance
-
Image de transparence dans la gestion du fonds
-
Un processus de sélection démocratique assez
lourd mais nécessaire.
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