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Elevage bovin

1. L’élevage des zébus, très adapté aux difficiles conditions de la zone, est d'abord une marque de prestige ainsi que la principale forme d’épargne et d’investissement, même si les vols de bœufs sont toujours très répandus. La conduite de l’élevage est pour la majorité sédentaire, par peur des vols. L’entretien des parcours est assuré de manière traditionnelle par les feux de brousse qui, trop fréquents, les prive d’un bon couvert et d'espèces apétables, mais susceptibles pour certaine de se lignifier en fin de saison.. Les pâturages de la zone du Projet sont surpâturés en des endroits et sous-pâturés en d’autres et les feux méritent d’être rationalisés pour maintenir en bon état les pâturages. Les zébus sont sujets à différentes maladies et parasites qui entravent la productivité de l’élevage bovin. Les principales maladies rencontrées sont le charbon symptomatique et bactéridien, la tuberculose, la rage. Les principaux parasites internes et externes sont - en première position les tiques qui provoquent la maladie hémotozoaire, la streptotricose, la maladie modulaire cutanée, - la fasciolose et – les Helminthes qui attaquent essentiellement les veaux.

2. Le système d’élevage bovin est semi-extensif. A cause du vol des bovidés, la conduite de l’élevage bovin a changé, les éleveurs tendent à pratiquer aussi en saison sèche le gardiennage le jour et le parcage du troupeau près de l’habitation la nuit. Cette pratique a comme inconvénient la diminution du temps de pâture des animaux. Pourtant elle présente de nombreux avantages pour l’amélioration de la production d’élevage bovin, car les éleveurs peuvent apporter plus de soins à leurs animaux et produire du fumier. Le taux de couverture en vaccination est inférieur de 40% à l’effectif total des bovins en dehors des 4 communes qui constituaient la zone touchée par la première phase. En revanche, il atteint presque 100% pour les troupeaux des membres des associations d'éleveurs de la phase I du PHBM et plus de 60 % pour les non-membres dans ces 4 communes.

3. Les produits de l'élevage de bovins sont la viande, le lait et les poudrettes de parc. La consommation de viande de zébus est très faible et se pratique surtout lors des cérémonies traditionnelles. Moins d'un bœuf est abattu chaque jour à Tsivory. Le lait est le plus souvent destiné à la consommation familiale, mais certains paysans en vendent au marché sous forme de lait pur ou transformé en lait caillé. Les zébus tiennent une place très importante dans l'agriculture. En effet, ils constituent la force de travail pour la préparation des sols de cultures (piétinement ou labour à la charrue) et le transport des produits agricoles. La surface cultivée dépend de la force de travail des zébus. Les poudrettes de parc ne sont pas encore utilisées pour fertiliser les sols à l'exception de quelques paysans qui emploient des petites quantités sur les parcelles de cultures.

Elevage bovin

4. C'est le point le plus délicat du volet élevage du PHBM-II, qui avait un objectif clair d'amélioration de la production bovine, sans résultat significatif à ce jour. Nous pouvons néanmoins considérer que l'amélioration remarquable de la couverture sanitaire constitue un préalable. La commercialisation des bovins est freinée par un facteur culturel fort, favorisant la thésaurisation à travers le troupeau bovin, signe de prestige, et considérant la vente de bétail comme honteuse. Cette perception reste toujours très marquée chez les éleveurs. Lorsqu'il y a vente, elle n'est pas rationnellement organisée, en choisissant par exemple les bêtes du meilleur ratio âge-poids. Les efforts d'amélioration sanitaire, comme les revenus des MP productifs, semblent maintenant conduire à une croissance improductive du troupeau. Celle-ci menace une ressource en pâturages mal exploitée, puisque les pâturages éloignés ne sont pas/peu fréquentés par peur des vols de bétail - très répandus dans la zone - et que les pâturages de proximité, permettant de ramener le troupeau au village chaque soir, sont, en conséquence, surexploités. Ce n'est pas l'impact recherché par le PHBM-II.

5. Il existe cependant des signaux positifs qui permettent d'envisager l'amélioration des revenus des éleveurs par la commercialisation :

• Les ventes de bétail enregistrées (qui représenteraient 60 à 70 % des ventes réelles) croissent régulièrement et s'accélèrent dans les dernières années. Il existe déjà des circuits d'exportation du bétail de Tsivory vers d'autres estimations (le Nord, l'Est, la zone de Tolagnaro)

Tableau 1 : Ventes d'animaux contrôlées à Tsivory

Années

Ventes bovins

Ventes ovins

Vente caprins

1996

2 648

933

2 134

1997

933

762

2 367

1998

2 134

1 340

2 089

1999

5 569

2 310

4 254

2000

6 340

1 993

4 900

2001

6 843

1 293

5 029

2002

7 950

2 914

5 450

2003

8 123

3 214

6 622

2004

11 003

2 746

6 789

Source/ cellule Elevage, PHBM
  • Les éleveurs admettent de vendre des têtes de bétail pour se procurer différents articles : vélo, matériel agricole, produits et services vétérinaires… Or, avec le désenclavement, le crédit, l'intensification des productions végétales, les besoins augmentent, et donc les occasions de déstocker des bêtes.

  • L'apport par le PHBM-II d'informations, de formation et d'alphabétisation contribue à "ouvrir les esprits" selon les dires des éleveurs eux-mêmes. Cette évolution est favorable à l'évolution des pratiques.

  • Le pôle de développement minier de Tolagnaro va, à l'évidence, créer des besoins importants en consommation. On ne peut encore prédire si la reprise des exportations de bétail sur pieds peut profiter à la région.

6. Le moment est donc venu d'engager une action dans ce sens et c'est bien la responsabilité du PHBM-II. Les discussions menées à Tsivory montrent l'intérêt de mener parallèlement deux actions :

i) Des tests d'élevage à vocation commerciale, incluant :

  • L'identification d'éleveurs motivés (même s'ils sont individuels, dès qu'ils appartiennent au groupe cible) et l'appui à des tests de production bovine.

  • La mise au point d'un itinéraire technique provisoire, maximisant le recours aux composants alimentaires locaux et bénéficiant des progrès faits en matière de prévention sanitaire.

  • L'amélioration progressive de l'itinéraire technique selon les possibilités.

  • Un suivi sociologique, zootechnique et économique de ces expériences.

ii) Une étude de base de la filière bovine régionale, appuyée sur une étude documentaire poussée et une analyse des expériences à Madagascar. Ici aussi, il convient de rechercher la participation effective de la Région, avec un cofinancement, par exemple du projet ACORDS, compte tenu de l'enjeu de cette filière à la fois pour la consommation du pôle de Tolagnaro et par de possibles exportations par son nouveau port, dès 2008 . Cette étude inclurait les éléments suivants :

  • Etude sociologique des pratiques de l'élevage et des ventes.

  • Etude de la demande : marchés possibles sous leurs différentes formes, concurrence et conditions de compétitivité.

  • Etude de l'offre : facteurs de déstockage, organisation de l'offre et du transport.

  • Analyse des mesures d'accompagnement : promotion du déstockage, mesures incitatives, sécurité des troupeaux et des transports, couverture sanitaire, organisation des marchés

  • Recommandations zootechniques, d'amélioration des pâturages, d'intégration aux productions végétales.

  • Analyse économique et financière.

7. Compte tenu de la complexité du sujet, il est souhaitable que le PHBM-II mandate en gré à gré un expert incontestable pour réaliser un prédiagnostic et élaborer les termes de référence de l'étude ou des différentes études à mener. Une consultation du FOFIFA, du MAEP et de la FAO, ainsi que des bailleurs investis dans cette filière, est jugée souhaitable afin d'identifier l'expertise appropriée.

8. Le résultat attendu en fin de projet en matière d'élevage bovin peut être reformulé comme suit :

i) les actions à mener pour l'amélioration de l'élevage bovin et le renforcement de sa commercialisation sont connues et expérimentées
ii) les modalités de pilotage et de finalisation de l'exécution de ces actions au-delà de l'achèvement du PHBM-II sont définies, connues et acceptées par les parties prenantes.

Amélioration des pâturages

9. Cette activité est menée dans deux directions :

i) Amélioration de pâturages par une meilleure gestion des feux (voir §.225 ci-après), justifiée par l'appauvrissement et la dégradation des pâturages naturels sous l'effet des feux non contrôlés.

ii) Introduction et culture de plantes fourragères pour améliorer les parcours villageois et fournir des compléments fourragers aux élevages de petits ruminants.

10. Cette activité est encore peu développée. Elle se heurte au manque d'intérêt des éleveurs pour la gestion d'une ressource perçue comme abondante et au manque de semences adaptées. La pratique extensive de l'élevage est également dissuasive d'efforts des éleveurs dans ce sens. Enfin, la maîtrise insuffisante des feux de pâturage, comme de la divagation des troupeaux, peut réduire à néant les efforts éventuellement consentis. Enfin, la récolte des fourrages et leur stockage n'est pas dans les habitudes des éleveurs.

11. Cet objectif se heurte donc à des difficultés nombreuses mais un premier résultat remarquable a été obtenu par l'agrément d'un dina intercommunal sur la gestion des feux. Le PHBM encourage également la réintroduction du cactus inerme surpâturé dans la zone mais encore présent plus au sud. A date de revue, 6 686 plants de cactus inerme ont été plantés et 13 ha de fourrages ont été réalisés à base de Bracharia, Brizantha, Chloris gayana.

12. Compte tenu de ce qui précède en matière de production animale, les orientations possibles consisteraient à :

i) mettre l'accent sur le suivi de l'application du dina sur les feux

ii) différer les opérations d'amélioration des parcours dans l'attente des recommandations de l'étude de base sur la filière bovine

iii) concentrer les cultures fourragères sur les MP de production caprine à la fois pour sécuriser l'alimentation, constituer des réserves en eau (cactus inerme) et permettre une surveillance rapprochée des zones cultivées, nécessairement situées à proximité des chèvreries.

Sécurité des troupeaux

13. La mesure non abordée par le PHBM-II concerne la sécurité des troupeaux qui peut mettre en œuvre des actions dans la gestion même des animaux (marquage, par exemple) mais surtout, et c'est la demande générale, un renforcement de la présence de la force publique, hors de la compétence des communes. A travers le projet ACORDS, l'Union européenne a dérogé au principe d'appui aux communes en acceptant le financement de postes avancés de gendarmerie, reconnaissant de fait la sécurité comme une fonction de développement rural. Le PHBM aura contribué à l'amélioration générale de la situation par le désenclavement, facilitant l'accès aux zones les plus menacées. Il devra également participer à cet objectif en analysant les questions de sécurité et les réponses possibles dans l'étude de la filière bovine.

2.2.2.1. Miniprojets bovins

Les miniprojets bovins concernent l’amélioration de la conduite des animaux, en particulier ceux destinés à la vente après avoir convaincu les éleveurs à déstocker certains de leurs animaux. La méthode consiste à :

(i) séparer les animaux prévus à la vente des autres animaux

(ii) leur apporter des compléments d’aliments à base de sous produits agricoles

(iii) les traiter systématiquement contre les maladies

(iv) améliorer leur habitat.

Les actions notables entreprises concernant ce type de MP sont les suivantes :

    • Construction de couloirs de à vaccination, de bacs et de bains détiqueurs

    • Traitements sanitaires

    • Amélioration de l’alimentation : culture de pennisetum (5 ha), culture de braccharia (5 ha), culture de cactus inermes

    • Animations sur le destockage des animaux qui consiste à pousser les éleveurs à mettre à une partie de leur produit de vente à la Mutuelle d’épargne et de crédit de Mandrare.

    • Formation sur la conduite et la gestion de l’embouche bovine

    • Organisation d’une première vente groupée d’incitation dans la zone Ouest

    • Mise en place de parc avec abri.

    • Renforcement des capacités de l’encadrement et des éleveurs

2.2.2.2. Réalisations

a. Grands indicateurs (cumul entre 2001 et 2006)

Miniprojets caprins

82

Caprins distribués

2419

Groupements bénéficiaires

82

Bénéficiaires

3073 (1071 H, 832 F, 1170 J)

Couloirs de vaccinations

67

Bacs détiqueurs

21

Bains détiqueurs

2

Animaux vaccinés

78 743

Animaux déparasités (internes et externes)

42 271

Points de ventes de produits vétérinaires

8

b. Situation actuelle des élevages caprins

Un état des lieux de la situation des élevages caprins est résumé ci-dessous :

Bénéficiaires

2001

2006

Écarts

Total

3073

2868

- 205

Hommes

1071

1002

-69

Femmes

832

777

- 55

Jeunes

1170

1089

- 81

Bénéficiaires : Beaucoup de jeunes et d’adultes ont quitté les groupements à la recherche de ressources monétaires externes à l’intérieur et à l’extérieur de la zone (150 au total). Les emplois dans les chantiers miniers traditionnels et industriels comme le projet minier de Fort Dauphin semblent leur lieu de destination préféré. Les femmes, elles, quittent les groupements pour rejoindre le domicile conjugal suite à des mariages (55). Ces départs ne signifient pas un abandon de la spéculation, encore moins du groupement ; ils relèvent plus d’une stratégie de diversification des revenus. Quelques cas d’exclusions sont tout de même signalés à la suite de désaccords internes.

Caprins: Le nombre total d’animaux distribués était de 2419 têtes en 2001, il n’est plus que 2157 en 2007, soit une diminution de 262 têtes. Leur répartition par types, par sexe et par âge est la suivante :

Composition par type, sexe et âge

2001
2007 (mars)

Proportions de mâles et de femelles

 

Les mâles et les femelles ont subi une diminution de l’effectif, mais cette chute est plus accentuée au niveau du nombre de femelles, ce qui présente une menace de régression numérique du cheptel. Malgré les naissances le nombre actuel du cheptel reste inférieur au nombre du cheptel d’origine. Ces facteurs de régression du nombre d’animaux sont la vente, la mortalité et les vols des animaux.

Composition des animaux vendus

  • 115 animaux sont déclarés vendus, soit un taux d’exploitation en vente du cheptel de l’ordre de 5 %, très faible compte tenu des performances de reproduction et de croissance pondérale des caprins de race locale, et du temps écoulé. Les animaux vendus sont essentiellement composés de castrés. Le montant déclaré des ventes est de 2 766 500 Ariary, soit 24 057 Ariary/caprin considéré comme faible.

 

Ces sont les groupements qui sont installés avant 2006 qui auraient le plus vendus (20 groupements au total, ceux installés en 2006 n’ont pas encore atteint le stade de commercialisation).

Ces groupements évoquent plusieurs raisons de vente :

• les difficultés liées aux conséquences de la sécheresse
• les besoins quotidiens
• les achats de produits vétérinaires
• pour adhérer au réseau FIVOY

  • Le nombre d’animaux déclarés morts est de 578, ce qui donne un taux de mortalité de l’ordre de 18,4% par rapport à l’effectif initial et le nombre de naissance.

Composition des animaux morts
Toutes les catégories sont atteintes par la mortalité, mais celle la plus atteinte est celle des chèvres (164) suivie de celle des jeunes (133). La proportion de femelles est plus importante que celle des mâles (346 femelles pour 232 mâles), en valeur absolue.

Les maladies incriminées sont la gastro-entérite, les dermatoses, les parasites internes, ... Ces maladies traduisent l’incapacité des éleveurs à se procurer des produits vétérinaires du fait du manque d’argent et/ou de l’indisponibilité des produits vétérinaires à proximité. La sous alimentation a du également aggraver la situation

.

Composition des animaux volés

  • Au total, 248 animaux sont déclarés volés au niveau de 38 miniprojets. Ces vols sont dûs à l’existence endémique de vols d’animaux, à des conflits sociaux ou à des ventes forcés pour l’alimentation.

 

  • L’adhésion au réseau de la Mutuelle FIVOY de Mandrare est également évoquée. Près de 40% déclarent avoir vendu leurs animaux pour y adhérer.

 

C. Engraissement bovin

Cette activité n’a pas vraiment été développée. Seuls 18 bovins sont déclarés engraissés et mis en vente.

d. Renforcement des capacités
  • Recrutement et formation de Responsables techniques villageois (RTV) issus des groupements (2 par groupement) suivis de dotation de matériel technique. La formation est relative aux techniques de conduite des animaux, de vermifugation, de diagnostic et de traitement des maladies courantes, de la prophylaxie médicale et sanitaire, du pesage périodique des animaux( le gain de poids vif) et de la vente groupée. Ils sont uniquement chargés des petits ruminants. Au total 128 RTV ont été recrutés et formés.

  • Recrutement et formation de vaccinateurs villageois (VV) chargés d’organiser les campagnes de vaccination des bovins et de vacciner. Ils sont également issus des groupements et proposés par les par les groupements (2 par groupement). Ils sont 124 répartis au niveau des groupements. Leur choix est validé par le mandataire vétérinaire.

  • Recrutement et formation de vaccinateur communaux (VC) à raison de 1 par commune (soit 11 au total) chargé de planifier les campagnes de vaccination au niveau de chaque commune, de superviser les VV, d’assurer l’interface entre la commune et le Mandataire vétérinaire seul responsable technique des vaccinations. Les VC sont choisis parmi les VV après un test de compétence organisé par le mandataire vétérinaire et une approbation des groupements.

  • Renforcements des capacités des groupements par des formations sur la conduite de l’élevage, la prophylaxie des animaux (médicale et sanitaire, les cultures fourragères et les réserves d’alimentation, la commercialisation.

  • Formation des responsables de points de vente de produits vétérinaires en matière de comptabilité élémentaire et de connaissances de base en soins vétérinaires.

Impacts

Elle s’observe surtout chez les bovins, dont la vaccination est rendue plus facile par la formation de personnel auxiliaire pour démultiplier les tâches du mandataire vétérinaire : en organisation et systématisant les campagnes de vaccination. Certaines maladies comme le charbon symptomatique et bactéridien sont totalement contrôlées. La proximité des couloirs de vaccination et des points de vente a facilités l’organisation et l’efficacité des traitements contre les maladies.

Sur ce point la mise en place des couloirs de vaccination a joué un rôle essentiel, autour desquels se sont organisés d’abord les éleveurs pour leur gestion. C’était une « porte d’entrée » pour le Projet qui a ensuite organisé un programme de sensibilisation pour des approvisionnement groupés de produits vétérinaires, de déstockage des animaux destinés à la vente et l’épargne.

Le recrutement et le renforcement des capacités des vaccinateurs villageois et communaux qui peuvent fournir des conseils aux éleveurs, des soins obligatoires ou de routine sont un atout majeur pour l’autonomie du système de soins des animaux. Au-delà de la création de nouveaux acteurs, le Projet a joué un rôle crucial de médiation pour faciliter le montage de nouveaux arrangements institutionnels entre, d’une part, ces nouveaux acteurs et les éleveurs et, d’autre part, entre les éleveurs regroupés et les autorités locales. Le Projet les a ensuite légitimés en les intégrant dans son dispositif d’intervention.

 

ARTICLE (de Sylvie Le Guével)


L’introduction de l’embouche bovine dans le Haut Bassin du Mandrare : des initiatives convaincantes

 
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