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Généralités
Les rares peuplements forestiers artificiels dans le haut bassin
du mandrare remontent de la p ériode
de la première République (vers 1960). D’une
étendue insignifiante, ils sont surexploités et
n’ont fait l’objet d’aucun plan d’aménagement.
Ce constat a conduit le PHBM-2 à appuyer ses populations
cibles dans l’amélioration de la couverture végétale,
notamment la couverture ligneuse dans le Haut Bassin de Mandrare.
Ces efforts visent essentiellement la production de bois de service,
de bois d’oeuvre (construction ou autres usages domestiques)
et surtout de bois d’énergie. Il s’agit d’appuyer
les initiatives de foresterie paysanne à travers le financement
de mini-projets de reboisement communautaire, villageois, familial
et communal.
Durant sa première phase, bien que la formulation du
projet n’avait pas prévu de volet environnement,
le PHBM en étroite collaboration avec le service des eaux
et forêts (représenté par le Triage des eaux
et forêts de Tsivory) s’est quand même lancé
dans la redynamisation de la foresterie paysanne à travers
la mise en place cinq pépinières locales pour la
production de jeunes plants forestiers destinés au reboisement
communautaire. Pourtant, pour une dizaine d’hectare de terrains
reboisés essentiellement d’eucalyptus, les résultats
obtenus restaient modestes.
Bien que le PHBM-2 ait mobilisé plus de moyen pour mettre
en œuvre des actions de reboisement, les résultats
obtenus paraissent encourageants. Les quelques trentaines d’hectare
de reboisement existant au début de la phase 2 étaient
portés en quelques trois centaines d’hectare. Une
dizaine de pépinière est mise en place pour approvisionner
les sites de reboisement. A part quelques espèces d’eucalyptus
et quelques essences forestières plantées à
titre d’essai d’adaptation, des essences forestières
à croissance rapide et adaptées aux conditions agro
climatiques locales telles que Acacia mangium, Grevillea banksii,
Moringa oleifera, Azadirachta indica ont été
introduites et diffusées à l’échelle
significative.
Le tableau suivant récapitule les réalisations
depuis le début de la phase 2 du Projet.
| Indicateurs |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
TOTAL |
| Nombre de pépinières opérationnelles |
6 |
18 |
12 |
11 |
7 |
8 |
|
| Nombre de plants mis en terre |
38 448 |
40 650 |
98 250 |
164 902 |
103 703 |
209 930 |
655 883 |
| Superficie de reboisement réalisée (Ha) |
19 |
21 |
49 |
80 |
42 |
86 |
297 |
| Groupements appuyés |
0 |
23 |
48 |
45 |
19 |
46 |
|
| Membre total des groupements |
0 |
578 |
1688 |
1601 |
515 |
1151 |
|
| Nombre des membres femmes |
|
nd |
nd |
|
530 |
229 |
415 |
| Communes touchées |
|
6 |
11 |
11 |
8 |
8 |
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Financement de mini –projet de
reboisement
Les mini-projets de reboisement formulés
par les communautés sont appuyés dans le cadre de
financement du fonds pour les initiatives locales. Le mécanisme
de tri et de sélection de ces mini-projets suit la procédure
telle que décrite par le manuel du fonds pour les initiatives
locales (FIL) du projet. Bien que l’émergence des
initiatives en foresterie paysanne laisse encore à désirer,
le manuel de procédure a accordé une certaine flexibilité
en ce qui concerne l’éligibilité, la nature
et le niveau de participation des bénéficiaires
au financement du mini-projet.
Les critères définis pour le tri, la sélection
et la priorisation des mini-projets de reboisement sont limités
par les aspects suivants :
-
Appartenance dans la zone d’intervention du projet
-
Initiatives formulées par la communauté dans
le plan de développement local
-
Faisabilité technique prouvée
-
Sa réalisation ne porte pas atteinte à la
cohésion sociale (par exemple source de conflit foncier)
-
Sécurité foncière prouvée
-
Expériences de la communauté dans la mise en
œuvre des actions environnementales
-
Degré de dégradation ou risque de dégradation
des ressources naturelles locales
-
Vulnérabilité envers les ressources ligneuses.
Contrairement aux autres types, un mini-projet environnemental
peut être subventionné par le projet à une
hauteur de 90% de son coût total. En général,
les 10% de contribution des bénéfic iaires
sont honorés en en main-d’œuvre. Comme les impacts
attendus de ces actions de reboisements sont de long terme et
que les travaux peuvent être réalisés multi
annuellement, une communauté donnée peut bénéficier
le financement durant toute la phase du projet.
Appui à la production locale des
plants
La première étape des interventions techniques
sur terrain consiste en la production de plants. Il s’agit
de mettre à la disposition des communautés des plants
vigoureux qui répondent bien à leurs aspirations,
adaptés aux conditions locales, disponibles à temps,
en quantité suffisante et accessibles.
La forme de production des plants et les appuis aux pépinières
ont beaucoup évolué depuis la phase 1.
Durant le PHBM 1, le Projet a appuyé le fonctionnement
d’une pépinière centralisée et gérée
en régie par deux pépiniéristes contractuels
du projet. L’Administration forestière, représentée
par le TRIAGE des Eaux et Forêts a assuré l’encadrement
technique.
Au début de la deuxième phase, le projet a commencé
la mise en place des pépinières volantes villageoises
en complément de la pépinière centrale de
Tsivory.
Ces actions sont poursuivies par la mise en place des pépinières
communales gérées par des pépiniéristes
locaux. Avec l’implication des autorités communales
et sous la proposition des communautés, la mise en place
de ces pépinières communales a commencé par
l’identification de terrain et de pépiniéristes.
Une fois identifiés, des formations en matière de
technique de production de plants sont dispensées aux pépiniéristes.
Ces efforts de renforcement de capacités sont complétés
par un stage mené au niveau d’un centre de formation
spécialisé en production de plants et d’une
visite d’échange organisée en dehors de la
zone d’action du projet.
A part les paramètres techniques requis pour une mise
en place de pépinière, les critères de choix
de terrain suivants étaient retenus :
-
Terrain ne faisant pas l’objet de litige
-
Délibérée par la commune et/ou l’assemblée
générale de la Communauté
-
Accessible en voiture ou en charrette
-
Pas très loin du village afin de faciliter le suivi
et d’assurer la sécurité
-
Proximité des ressources en eaux
Six à douze pépinières sont annuellement
opération nelles
pour couvrir les besoins en plants de la zone.
Les premiers travaux d’aménagement de terrain ont
été pris en charge par le Projet. Un lot de petits
matériels et d’intrants tels que les graines forestières
pour le démarrage a également été
accordé en faveur des pépiniéristes.
A la fin de séance de formation tenue annuellement pour
la préparation de campagne de reboisement, les objectifs
quantitatifs tel que le nombre de plants à produire par
espèce par pépinière sont fixés.
Pour les deux premières années de mise en place,
chaque binôme de pépiniériste retenu pour
la gestion de pépinière avait été
primé par le projet. En contre partie, les jeunes plants
étaient produits pour approvisionner les reboisements communautaires
financés dans le cadre de mini-projets.
Dès que les pépinières sont par la suite
privatisées, cette prime accordée par le projet
a cessé et que le PHBM a procédé aux achats
des jeunes plants.
Le nombre de jeunes plants produits annuellement par pépinière
varie de 12.000 à 40.000.
Chaque année, la production de plants en pépinière
s’échelonne mais dure en général 6mois
à partir du mois de juillet.
Les conditions de pérennité de production locale
de plants en pépinière sont multiples. L’accès
aux intrants tels que graines forestières, pots plastiques
et aux petits matériels constitue un des paramètres
clés. Le développement de la foresterie paysanne
par la diversification des produits et l’émergence
des initiatives de reboisement contribuent dans la motivation
des pépiniéristes.
La plantation
La plantation caractérise la mise en place du peuplement
sur terrain.
En général, les terrains de reboisement sont constitués
par des terrains domaniaux à l’intérieur de
terroir occupé par les communautés. Situés
aux alentours des villages, ils sont retenus à la suite
d’une délibération des membres de la communauté
concernée. Les communes décident les terrains de
reboisement pour le reboisement communal.
Une fois programmé avec les bénéficiaires,
le travail débute par l’acheminement des jeunes plants
des pépinières vers les lieux de reboisement. Les
coûts de transport des jeunes plants peuvent être
subventionnés par le projet suivant l’éloignement
du site de reboisement. La plantation se déroule durant
la saison de pluie c'est-à-dire entre le mois de novembre
et le mois d’avril.
Avant d’engager les travaux sur terrain, les Leaders de
groupe désignés par les membres de la communauté
sont préalablement formés en technique de plantation,
d’organisation et d’encadrement de travaux de reboisement.
Ils représentent le groupe envers les techniciens du projet
et mobilisent les membres dans la réalisation des travaux.
Durant la phase du projet 06 séances de formations étaient
tenues et touchaient 179 leaders.
Le reboisement se fait en ligne pour une densité de 2000
plants par hectare. L’écartement entre pied est fixé
à 2,5m X 2,5m contre 2m X 2m entre ligne. Pourtant cette
moyenne varie suivant les espèces et les objectifs envisagés.
En vue de production de graine, l’écartement retenu
pour Moringa oleifera est de 3 m x 3 m. Les trous sont dimensionnés
à 40 cm X 40 cm X 40 cm. Afin d’économiser
l’eau mais aussi de limiter évapotranspiration, le
paillage par pieds est d’une pratique courante.
Face au chevauchement de calendriers culturaux a vec
la campagne de reboisement, la mobilisation des membres de groupe
présente quelquefois des difficultés et entraîne
le retard des travaux.
Chaque année, le taux de reprise de plantation est de
l’ordre de 60%. Cette valeur peut varier d’une année
à une autre suivant la quantité et la durée
de la saison de pluie. Aussi, la répartition dans le temps,
le développement des insectes ligniphage tel que termites
influencent grandement la reprise.
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