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Démarche de mise au point et de diffusion des innovations

La mise au point et la diffusion des innovations techniques s’est appuyée sur un diagnostic des contraintes à la production agricole et a impliqué la participation des producteurs aux différentes phases du processus :

(i) les innovations proposées sont des réponses à des problèmes des agriculteurs à partir de diagnostic participatif d’identification des contraintes qui limitent la production agricole, par culture pratiquée, de collecte des éléments d’amélioration souhaitée par les agriculteurs, de l’inscription de ces contraintes et souhaits dans les Plans de Développement Communautaires villageois et d’une étude de faisabilité des demandes

(ii) le travail d'appui à la diffusion des thèmes s'effectue directement en milieu paysan pour les faire connaître et les faire adopter, dans un esprit de dialogue entre techniciens et agriculteurs. Il débute à petite échelle, sur un mode expérimental, avant d’être étendu à un nombre plus important d’acteurs;

(iii) la démarche part des attentes et savoirs des agriculteurs, et favorise les échanges horizontaux d'agriculteur à agriculteur autour de thèmes ou de problèmes à résoudre et permet ainsi l’enrichissement mutuel des expériences, la valorisation des savoirs existants, la diffusion des améliorations validées et la formulation possible de projets communs

(iv) le technicien conseiller joue un rôle de facilitation et d'aide aux décisions en apportant des informations techniques aux agriculteurs

(v) la démarche va au-delà de la vulgarisation technique car elle aide les agriculteurs à acquérir des capacités de gestion technico-économique de leur exploitation

(vi) la mise au point des innovations est le fruit d’une mobilisation de références provenant de sources diverses : les agriculteurs eux-mêmes, les chercheurs et les vulgarisateurs qui dialoguent autour de l’objet d’innovation

(vii) la démarche ne propose pas de solution toute faite, elle teste des solutions et les adaptent aux besoins et aux capacités des agriculteurs

(viii) elle s'intéresse aux conditions de l'innovation en facilitant l'accès à l'information, aux moyens de production et aux marchés à travers les mises en relation directe entre agriculteurs et fournisseurs de biens et de services en amont et en aval de la production

(ix) enfin, elle combine deux niveaux d’approche : une approche thématique qui s’intéresse aux systèmes techniques de production et une approche filière qui analyse le système de liens entre approvisionnement, production, transformation, commercialisation et consommation pour identifier les opportunités d’articulation entre les acteurs de la filière.

Un « coup de pouce » nécessaire pour déclencher les actions: dans un contexte où aucun fournisseur de biens et de services n’existait ou très peu, le PHBM a du donner un "coup de pouce" pour démarrer ses actions, en fournissant dans un premier temps des intrants et des matériels agricoles à titre de subvention , essentiellement destinés à la riziculture et aux cultures maraîchères. Dans un deuxième temps, l’aide passait par des points de vente dont la mise place était confiée à un opérateur privé. Ce dernier recevait un fonds bonifié via la Mutuelle FIVOY qui gérait le fonds. 11 points de vente d’intrants ont ainsi été mis en place, dont 9 existent encore.

Vulgarisation agricole et conseil agricole

Généralités

En ce qui concerne les compétences techniques en matière de l’amélioration de la production, la situation avant projet était caractérisée par une faible maîtrise des techniques agricoles. Les pratiques culturales sont presque basées sur des expériences empiriques ainsi que sur des techniques simples. Cette situation était due par l’insuffisance voire même l’absence des services agricoles, l’enclavement et la précarité des moyens de communication. Le fort taux d’analphabétisme et l’insuffisance presque cyclique de la pluviométrie ne font que défavoriser la situation. Toutes ses conditions justifient le faible niveau de rendement et de la production. Le système de culture était dominé par des cultures vivrières largement tributaire de la pluie.

Face à ce constat, la première phase du projet a mis des efforts sur la mise en valeur des périmètres irrigués à travers l'aménagement des infrastructures d’irrigation. Par le biais de la collaboration du PHBM avec le Programme national de vulgarisation agricole (PNVA), les producteurs ont pu bénéficier les actions liées aux conseils agricoles. Seulement dans la zone du projet, elles sont limitées sur l’amélioration des techniques de la riziculture. Les interventions sont basées sur la mise en place et exploitation des parcelles de démonstration. La diffusion des supports comme les fiches techniques tenait une grande place aux activités. Les thèmes concernaient l’amélioration des pépinières, le repiquage en ligne, le choix et le tri des semences, l’utilisation de variétés améliorées.

Dans l’optique de renforcer les efforts consentis et surtout dans l’amélioration des résultats obtenus en terme de maîtrise des améliorations de technique culturale, la seconde phase du projet a mis en œuvre un volet sur la vulgarisation agricole. L’objectif était de contribuer à la promotion d’un système de production Agricole durable dans la zone.

Les stratégies retenues consistent à disposer aux producteurs un système d’encadrement et de conseil agricole mieux rapproché et plus adaptés aux conditions locales puis à développer les compétences locales à travers les actions de renforcement des capacités techniques des paysans animateurs techniques. Différentes méthodes et outils de communication étaient utilisés dans ce sens.

Concrètement, les interventions du projet consistent à amener les producteurs à augmenter leurs productions agricoles. Elles concernent les points suivants :

(i) l’augmentation de la superficie cultivée par la promotion de la mécanisation agricole et l’amélioration de l’irrigation

(ii) la valorisation des résultats de recherche

(iii) l'utilisation des variétés de semences améliorées

(iv) la diffusion des techniques culturales mieux adaptées

(v) la facilitation aux accès et à l’utilisation des intrants agricoles.

Organisation

Sur le plan organisationnel, le projet dispose une cellule agriculture composée d’une équipe restreinte de techniciens. L’équipe est composée de trois animateurs techniques de zone (ATZ) représentant la cellule dans leurs zones d’action respectives et un Agronome pour la coordination. Par suite d’une phase de recrutement, la cellule a travaillé depuis 2003 avec un opérateur technique spécialisé chargé de la vulgarisation de la technique agricole dans le cadre d’un contrat multiannuel. Ce dernier dispose des animateurs techniques permanents éparpillés dans la zone d’intervention du projet (1 animateur par Commune). Cette équipe d’animateur est supervisée par un technicien qui à son tour appuyé régulièrement par un Agronome non résident dans la zone du projet.

L’approche de vulgarisation adoptée par le projet présente plusieurs étapes et de types d’actions.

Le diagnostic

La phase de vulgarisation commence par le diagnostic technique afin de dégager les contraintes et les alternatives techniques recommandées pour chaque type de culture. Cette phase de diagnostic intègre plusieurs démarches dont la consultation bibliographique, la capitalisation des résultats de recherche et surtout la capitalisation et la valorisation des expériences empiriques à travers des visites de terrain et d’échange avec les paysans. Parfois, le projet engage des techniciens et de spécialistes dans la phase de recherche pour contribuer à cette phase de diagnostic.

Un appui particulier a été apporté aux producteurs usagers de périmètres irrigués dans l'élaboration de plan de développement agricole (PDA). Il consiste à appuyer les producteurs dans la planification technique et organisationnelle de la mise en valeur des périmètres irrigués. Le plan intègre plusieurs domaines à savoir : l’entretien du réseau d’irrigation, la gestion de l’irrigation, le calendrier et les services agricoles, la gestion de l’association, la protection de bassin versant,….etc.

Champs écoles et parcelles de démonstrations

Une fois retenus à travers les résultats de recherche et du diagnostic, la diffusion de chaque paquet de technique améliorée pour chaque type de culture passe à travers la mise en place, directement en milieu paysan, de champs écoles et de parcelles de démonstration.

Les champs écoles ne sont que des parcelles de démonstration choisies comme site d’apprentissage pour les membres de la communauté ou d’un groupe de producteur. Le nombre de champs écoles mis en place dépend de l’importance de producteurs cibles mais aussi de la répartition géographique des zones de culture. Les visites d’apprentissage et d’échanges destinées au groupe de producteur sont organisées auprès de ces champs écoles. Elles sont organisées suivant les phases physiologiques et le calendrier de la culture concernée. Par ailleurs, les parcelles de démonstration sont des parcelles d’application pour les producteurs. Elles bénéficient de l’encadrement rapproché des animateurs et des techniciens. Il convient de noter qu’une parcelle de démonstration est d’une superficie significative (au moins 2ha) pour mieux évaluer les résultats des améliorations techniques apportées.

Un centre de diffusion et d’intensification agricole (CDIA) a été mis en place à Tsivory dans le but de renforcer les actions de démonstration en milieu paysan. Le centre abrite les séances de formation destinées aux agents du projet mais aussi en faveur des paysans suivant des thèmes spécifiques. Le projet engage dans ce sens des techniciens spécialistes pour dispenser les formations. Le centre est géré en régie par le projet. Il dispose une infrastructure destinée pour héberger les formations et des stands permanents exposant diverses affiches et fiches techniques pour des visiteurs. Il abrite aussi des parcelles de démonstration concernant différentes cultures et activités de développement agricole comme les actions environnementales, d’élevage, ….etc. Des visites au bénéfice des producteurs sont organisées pour la valorisation du site.

Exploitation des outils de communication

Des collaborations avec la cellule communication sont également effectuées. Elles consistent en la conception et la diffusion des fiches techniques simples et d’autres supports médiatiques comme les prospectus, dépliants, brochures, les films video, émissions radiophoniques. Chaque type de support a été conçu pour transmettre des messages techniques liés aux activités sur terrain.
Le projet organise également des séries de concours agricoles comme moyen de sensibilisation.


Formations et visites

Des formations et visites ciblées in et hors zones du projet sont organisées chaque année dans le but de multiplier les actions de renforcement de capacité des producteurs. Elles sont organisées en faveur des paysans ayant le rôle d’animateur ou de leader au sein des groupes ou de la communauté.

Financement de mini projet (MP)

La diffusion à l’échelle significative des paquets de techniques améliorées passe à travers les appuis au financement de mini-projets productifs agricoles. Le suivi et l’adoption des itinéraires techniques améliorés constituent parmi les conditions d’éligibilité de financement de ces mini-projets. Les MP concernent en premier lieu la promotion des filières agricoles porteuses.

Evolution de l’approche de vulgarisation

La revue à mi-parcours du projet en juin 2005 a retenu une réorientation en matière d’approche de vulgarisation. Elle a recommandée la promotion des filières porteuses. Cette approche consiste à orienter les agriculteurs vers la production orientée vers le marché. Aussi, elle tient compte tous les niveaux de chaque filière dont l’approvisionnement, la production, la récolte et le stockage, la transformation, la commercialisation et la consommation. Quatre filières principales sont retenues : le riz, l’oignon, l’ail et le piment. Une étude filière oignon-ail et piment a été faite pour mieux appréhender et assurer la progression continue des systèmes de culture, et les réajustements techniques nécessaires autour de chaque filière.

Aussi, compte tenu de la nécessité d’adaptation due à la fréquence de la période sèche cyclique dans le haut bassin du Mandrare, la cellule agriculture du projet est appelée également avec les autres intervenant dans le Sud à adapter les systèmes de production au contexte climatique dans la zone. Un des éléments clés de ce changement réside sur la réintroduction massive du sorgho en culture pluviale. Cette orientation fait partie de la ligne directrice du Gouvernement de Madagascar afin de mieux maîtriser l’impact des aléas climatiques et pour apporter des solutions durables aux problèmes d’insécurité alimentaire dans le sud de l’île.

   
Etude oignon-ail version provisiore Rapport de campagne FAFAFI 02-03
Fiches variétales 03-04 sols du mandrare
Innovations introduites

 

 



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